La lutte mongole

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La lutte mongole

Dans les années 1920, la Mongolie, gagnée par la révolution bolchevique, devient une république populaire sous influence soviétique. Le pouvoir communiste récupère alors le Naadam pour en faire une fête populaire nationale, fixée chaque année autour du 11 juillet, date anniversaire de l’instauration du nouveau régime. Les danses folkloriques qui avaient l’habitude d’ouvrir la fête du Naadam sont alors remplacées par des défilés militaires et, à Oulan-Bator, les épreuves de tir à l’arc et de lutte sont cantonnées à l’intérieur du stade. Ce n’est qu’au début des années 1990, lors de la chute du régime communiste, que le Nadaam retrouve toute sa splendeur et son esprit d’autrefois. Aujourd’hui, la fête a repris des couleurs et les Mongols y affirment avec fierté leurs traditions ancestrales. Le claquement des bottes disparaît des cérémonies d’ouverture pour être remplacé par des parades médiévales où l’on exalte les plus glorieuses pages de l’empire de Gengis Khan.


Des J.O. à la mongole

Qu’il se déroule à Oulan-Bator ou ailleurs, le principe du Naadam est partout le même. Il consiste en trois grandes épreuves de jeux traditionnels organisées sur trois jours (du 11 au 13 juillet à Oulan-Bator et dans chaque chef-lieu de province, quelques jours avant ou après dans les villages). Le programme n’a pas changé depuis Gengis Khan : course de chevaux, lutte et tir à l’arc. Dans la capitale, les compétitions réunissent généralement les stars nationales, conférant au Naadam un enjeu immense (certains lutteurs préparent leur musculature plusieurs mois à l’avance !). En province, le Naadam voit s’affronter les meilleurs athlètes à l’échelle locale ou régionale.

La lutte

C’est l’épreuve-phare de la trilogie. Au même titre que le sumo au Japon, la lutte mongole est élevée au rang d’art. Sa pratique remonte à la nuit des temps. Pendant le Naadam d’Oulan-Bator, le tournoi de lutte se répartit sur trois jours (du 11 au 13 juillet) à l’intérieur du stade national. Avant chaque combat, les deux lutteurs se présentent à la foule en délire en exécutant la danse de l’aigle dans leur tenue traditionnelle (bottes épaisses, culotte brodée et chapeau de velours). Les règles sont simples : celui qui parvient à faire tomber son adversaire en premier remporte le combat et accède au tour suivant. En tout, 512 concurrents, tous gabarits confondus, prennent part au tournoi. Il y a neuf tours. Le lutteur qui remporte cinq combats à la suite se voit attribuer le titre de faucon. Celui qui en remporte six devient un éléphant. Le vainqueur de la compétition se transforme en lion.              Aujourd’hui les règles sont un peu différentes, dans les steppes les combats peuvent durer des heures, ceux du naadam national sont limitées a une demi-heure. Un arbitre transforme le combat en un match qui ressemble à des penaltys.

Pour en savoir plus sur les autres épreuves du Naadam, cliquez ici.

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