Un trek en Mongolie

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Un trek en Mongolie

Voici un article truffé d’infos sur un de nos voyages en Mongolie. Ce trek en Mongolie est destiné à un public en bonne santé, aimant marcher et un tant soit peu “sportif” ou en forme tout au moins. Ce circuit comporte peu de kilomètres au regard de la superficie totale du pays. Pendant le circuit vous aurez la possibilité de découvrir la beauté des différents paysages, les traditions et la culture mongole nomade grâce à de nombreuses nuits chez l’habitant sous la yourte avec le peuple nomade. Vous randonnerez entre les familles sous un ciel magnifique caractéristique et dans l’immensité horizontale des steppes mongoles. Ainsi vous pourrez découvrir ces très belles régions de Mongolie : le Petit Gobi, la Vallée de l’Orkhon et le Parc national des Huit-lacs. Vous apprendrez les jeux traditionnels, les chansons et la cuisine mongole auprès des familles. Un vrai partage avec les familles nomades accueillantes et chaleureuses. Ici c’est la nature qui rythme le temps, pas la montre !

Voici le lien pour retrouver ce voyage TREK DÉCOUVERTE DE LA VIE NOMADE sur notre site. 

 

Quand vous séjournerez en familles nomades, des activités vous attendent si vous en exprimer l’envie et selon les possibilités des familles :

 

  • Vivre sous la yourte en découvrant la tradition, les coutumes et le mode de vie nomade
  • Jouer et découvrir les jeux mongols : cartes, osselets, jeux de doigts, jeux traditionnels etc.
  • Collecter le bois/combustible pour alimenter le poêle
  • Aller chercher l’eau à la rivière ou au puits
  • Ramasser les bouses (argal) pour le feu
  • Ramener le troupeau en fin de journée
  • Traire les chèvres et/ou les vaches, les yaks
  • Participer aux repas et à la cuisine mongole
  • Participer à la fabrication de l’airag (le lait de jument fermenté)
  • Préparer le yaourt
  • Aider à fabriquer les différentes sortes de fromages mongols
  • Apprendre et chanter des chansons mongoles/françaises
  • Apprendre quelques mots en langue mongole
  • Assister à la fabrication du feutre si c’est la période
  • Voir et participer au montage et démontage d’une yourte chez certaines familles
  • Ecouter de la musique traditionnelle mongole (moriin khuur etc.)
  • Essayer le costume traditionnel : la Deel
  • Faire du tir à l’arc si la famille pratique cette activité
  • Faire du cheval (avec prudence !)
  • Faire une balade à dos de chameau
  • Randonner librement dans les alentours
  • Aider à couper le bois
  • Jouer au foot, au basket ou au volley-ball avec la famille

Voilà autant d’activités possibles selon la famille, selon la période et les possibilités

 

Que faut-il voir dans le Petit Gobi (où vous passerez 4 nuits dans 4 familles nomades) ?

 

La région est située à environ 280 km à l’ouest de la capitale. Le site qui comprend plusieurs types de paysages, des montagnes, une zone sablonneuse, et de la steppe. Il forme une réserve naturelle protégeant un écosystème caractéristique de cette région. C’est un endroit surprenant et très dépaysant.

Et bien qu’on l’appelle « Petit Gobi », le climat et la végétation de cette région sont complètement différents du grand désert de Gobi tout au sud du pays.

Les dunes de sables d’Elsen Tasarkhai

Ces dunes de sables s’étendent sur 80 km de long. Ceux qui n’auront pas prévu une excursion tout au sud du pays pour voir les dunes de sable du désert de Gobi, pourront avoir ici un bon aperçu de ce qu’ils auraient pu contempler. « Le Petit Gobi » et ses dunes de sables sont une curiosité du paysage extrêmement varié en Mongolie. La route divise les dunes en 2 parties : la partie sud que l’on appelle « Mongol Els » et la partie nord « Khögnö Tarinii Els ». Auprès des dunes, il y a une rivière « Tarin » qui prend sa source dans la chaine de montagnes du Khangai et qui se jette dans la rivière Tuul qui passe par la capitale Oulan-Bator.

La montagne sacrée de Khogno Khan

Non loin de ces dunes d’Elsen Tasarkhai se trouve la belle réserve naturelle montagneuse de Khogno khan qui a été le lieu d’une bataille célèbre entre les sectes religieuses des Khalkhas et les mongols occidentaux. Le lieu permet de belles balades à pied. Le mont culmine à 1 967 mètres d’altitude. C’est une montagne sacrée et vénérée pendant des siècles par les Turcs et ensuite par les Mongols. Elle constitue une halte agréable sur la route reliant Oulan-Bator à Karakorum. Le site abrite une faune sauvage intéressante comme des ibex, des loups et une grande variété de chouettes et hiboux. Les possibilités de randonnées aux alentours sont nombreuses.

Le temple Ovgon

Le premier Bogdo Gegeen : Zanabazar (chef spirituel de la Mongolie) a construit le temple Ovgon (vieux) et le temple Zaluu (jeune) pour son maître en 1660. Les soldats du roi de Mongolie occidentale Galdanboshigt détruisirent tous les temples et massacrèrent les moines en 1688. Depuis de cette époque le temple est nommé le temple de Khogno Tarin. Un temple a été reconstruit par les moines et est appelé le temple d’Erdene Khamba.

 

Trek Mongolie

 

Qu’y a-t-il à découvrir dans la vallée de l’Orkhon ?

 

La vallée de l’Orkhon Mongolie, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1996, couvre une superficie de 121 967 hectares. Les capitales et campements de base des anciens empires mongols, à l’exception de la dynastie Yuan (dont la capitale était Pékin), étaient situés à proximité du centre géographique du pays, dans la vallée de la rivière Orkhon. La vallée fut un véritable carrefour de civilisations, reliant l’Orient à l’Occident.

Le site est constitué de magnifiques paysages, avec notamment les chutes de l’Orkhon (également appelées Ulaan Tsutgalan) , le monastère Tovkhon Khiid, le plus grand monastère de Mongolie Erdene-Zuu, et un peu plus loin le site de Naiman Nuur (le parc des Huit-lacs).

Les chutes de la rivière Orkhon

Les chutes d’Ulaan Tsutgalan sont l’une des 10 plus impressionnantes chutes d’Asie selon le site www.info-asie.com.  Elles mesurent 24 m de haut et environs 5 m de large. En hiver les Mongols commencent à y organiser des concours d’escalade sur glace. Depuis 1996 cette vallée est protégée par l’UNESCO.

La rivière Orkhon est une des plus grandes rivières de Mongolie. Elle prend sa source de la chaîne montagneuse du Khangai et s’écoule sur 1124 km vers le nord pour se jeter dans le fleuve Selenge juste avant la frontière Russe. La première partie de l’Orkhon traverse des falaises de basalte sur 130 km jusqu’à Karakorum.

Le monastère de Tovkhon

Le monastère Tovkhon Khiid a été fondé par Zanabazar  en 1653. Il y vécut pendant 30 ans et y créa de nombreuses sculptures, dont certaines sont exposées au musée Zanabazar d’Oulan Bator.

Zanabazar, fils d’une famille noble et descendant direct de Gengis Khan, fut le 1er Jebtsundamba Khutuktu (équivalent du Dalaï Lama) de Mongolie, c’est à dire le chef spirituel du bouddhisme tibétain issu de l’école des « Bonnets Jaunes ». Si son implication dans la vie politique et religieuse du pays lui a valu ce titre, il est cependant reconnu comme étant le père de la culture et de l’art mongol Classique. A tel point qu’il a été appelé le « Michel-Ange de l’Asie » pour son apport et sa vision éclairée quant aux questions apparentées à la spiritualité, y compris la théologie, la langue mongole, l’art, la médecine et l’astronomie. Il a maîtrisé les arts sacrés de moulage du bronze et de la peinture traditionnelle et a également créé l’écriture Soyombo en 1686, basée entre autre sur l’écriture Lantsa venant d’Inde.

Mais c’est dans la sculpture du bronze que Zanabazar exprima le mieux son talent.

Le monastère a été détruit en 1688 par les Oirat Mongols lors d’une de leurs nombreuses campagnes militaires contre les Mongols orientaux. Depuis la guerre entre les Khalkha et les mongols occidentaux (autour de 1688) ce monastère était silencieux mais dès 1773 il recommença à pratiquer le culte religieux. Le monastère a subi de graves dégâts pendant les purges staliniennes de la fin des années 1930 alors que le régime communiste de Mongolie cherchait à détruire les temples bouddhistes dans tout le pays.

La restauration du monastère a été achevée en 1997. Quelques moines y résident maintenant et pratiquent tous les matins. C’est aujourd’hui un lieu de pèlerinage important pour les Mongols.

Le monastère d’Erdene Zuu

Le monastère d’Erdene Zuu (« les cent trésors ») a été le premier monastère bouddhiste à structure fixe à s’établir en Mongolie.

Ce monastère a été construit sur l’emplacement de l’ancienne capitale Kharkhorin en utilisant les pierres des anciennes ruines. Après avoir rencontré le 3ème Dalaï lama, Abtai Sain Khan y fit construire le premier temple en 1580. La construction du monastère s’est poursuivie jusqu’à la fin du 18ème siècle. Il comptait 62 temples, 300 yourtes étaient installées dans son enceinte et plus de 1 000 moines y avaient élu résidence.

Le monastère est entouré d’un gigantesque mûr comptant 108 stupas (108 est un nombre sacré dans le bouddhisme), chacun distant de l’autre de 15 mètres.

A l’instar de Karakorum, le monastère a commencé à décliner suite au transfert de la capitale de l’empire mongole vers Khanbalik (l’actuelle Beijing) et a fini par être abandonné et vandalisé suite aux invasions mandchoues successives. Dès 1760, le monastère avait fait l’objet de campagnes de restauration et en 1808, l’architecte en charge de la construction de monastère de Manzushir prend les rênes d’Erdene Zuu pour lui rendre sa splendeur d’antan. Mais l’élan fut une fois encore coupé par les purges soviétiques des années 1930, la plupart des temples ont été détruits. Le chef communiste Kh.Choibalsan a ordonné la destruction du monastère dans le cadre d’une purge massive qui a couté la vie à des centaines de milliers de moines et de monastères en Mongolie. Quelques-uns des temples ont été restaurés entre les années 1944 et 1947. En 1944 le monastère devint la propriété de l’Etat et a ré-ouvert non pas en tant que lieu de culte mais en tant que musée pour témoigner de la féodalité des siècles derniers. Le seul monastère fonctionnant en Mongolie était le monastère de Gandantegchinlin dans la capitale, Oulan-Bator.  Cependant, après la chute du communisme en Mongolie en 1990, le monastère a été rendu aux lamas et Erdene Zuu est redevenu un lieu de culte.

 

Découvrir le Parc National des Huit-Lacs lors d’un trek en Mongolie

 

Le parc est à 2800-3170 m d’altitude et se situe dans une zone de montagne avec des prairies de type alpin. Les lacs sont entourés de forêts de conifères, de pins et de mélèzes et forment ainsi de merveilleux paysages de steppe boisée. Cet endroit est idéal pour y faire une randonnée ou une chevauchée car les pistes y étant terriblement mauvaises cela empêche le passage des véhicules. La tranquillité est donc 100 % garantit. C’est une région composée de volcans éteints qui s’est formée suite aux éruptions volcaniques successives. Cela a laissé un paysage très vert entravé d’anciennes coulées de lave et de roche volcanique noire.

Les 8 lacs se nomment Shireet, Khaliut, Bugat, Khaya, Khuis, Muhhar, Duruu et Bayan-uul et ils sont reliés par un ruisseau d’une distance allant de 500 m à 3 km entre les différents lacs. Le plus grand lac est Shireet couvrant une superficie d’environ 10 km², 3,4 km de longueur, 1,2 km de largeur et d’une profondeur de 16 m.

En Mongolie il existe plusieurs lacs mais parmi eux le plus grand est le lac Khovsgol au nord de la Mongolie. Les mongols l’appellent la mer ou la perle bleue de Mongolie. Ce lac est, après le lac Baïkal, le second lac le plus profond d’Asie Centrale.

La superficie du parc des Huit-lacs et de la zone protégée couvre 11 500 hectares et a pour but de préserver les écosystèmes des lacs, restés remarquablement intacts. Le parc a été placé sous protection spéciale, et a été inclus dans la catégorie des « sites historiques et culturels ».

Cette zone est aussi l’habitat de plusieurs animaux sauvages comme le loup gris, le cerf, le sanglier, la marmotte, des petits rongeurs, et plus de 50 espèces d’oiseaux. On y trouve en outre plusieurs plantes médicinales rares en Mongolie.

Le parc est protégé par l’Etat depuis 1995 comme Parc national de Mongolie.

 

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